Creepypasta

Anansi's Goatman Story

Un week-end de camping dans les bois d'Alabama. Une odeur de cuivre, des silhouettes de dos, et soudain, dans le chalet, une personne de trop.

3 min de lecture
Publié sur
Forum /x/ de 4chan
Date
2012
Auteur
Anansi (anonyme)
Statut
Fiction
En bref

En 2012, sur un forum, un anonyme signé Anansi raconte un camping entre ados dans les bois de l'Alabama. Une odeur de cuivre, des silhouettes immobiles, de dos, entre les arbres. Puis, dans le chalet, quelqu'un compte les présents. Ils sont un de trop. Une creepypasta devenue l'une des plus célèbres histoires de « Goatman ».

Fin septembre

Un camping dans les bois de l'oncle

Le narrateur a seize ans. Il vient de Chicago et passe quelques jours chez sa famille, près de Huntsville, en Alabama. Son oncle possède des hectares de forêt et quelques caravanes, perdues dans les bois, pour la chasse. Avec ses cousins et leurs amis, une dizaine d'ados, ils décident d'y camper.

En arrivant, quelque chose cloche déjà. L'air a une odeur électrique, comme juste avant un orage. Un voisin passe, fusil sous le bras. Il leur conseille de rester groupés : il y a une grosse bête dans les bois.

Le premier soir

Des silhouettes de dos

À la tombée de la nuit, trois d'entre eux partent par le sentier chercher des affaires chez le voisin. Ils reviennent en courant, en larmes. Dans les bois, leurs lampes ont éclairé quelqu'un, debout dans un creux, immobile. Ils lui ont crié dessus. Puis ils ont compris qu'il leur tournait le dos.

Un homme debout dans les bois, immobile, de dos. Puis un autre, de l'autre côté du sentier.

Sur le chemin, l'odeur est revenue. Une odeur de cuivre, de sang, comme après un saignement de nez. Des deux côtés du sentier, un baragouinage sourd s'est mis à monter. Au loin, quelque chose avançait par saccades entre les arbres.

Dans la caravane, un cousin se met à parler du Goatman, l'homme-bouc, une créature qui peut prendre l'apparence de n'importe qui et se glisser parmi les gens pour les terroriser. Les autres lui disent de se taire. Puis, d'un coup, l'odeur disparaît.

Le deuxième soir

Un de trop

Le lendemain soir, l'odeur revient, si forte qu'une fille vomit. Tout le monde se réfugie dans la caravane. Le narrateur fait griller des saucisses pour tout le monde : trois paquets de quatre, douze saucisses, une chacun. Un cousin râle : lui en a eu deux, alors que les autres n'en ont eu qu'une.

C'est là qu'une fille se met à hurler. Ils se regardent, et ils comptent. Ils sont onze. Ils étaient douze dans la caravane. Personne ne se connaissait vraiment, alors personne n'avait remarqué qu'il y avait quelqu'un en plus. Depuis au moins une journée. Qui mangeait avec eux.

Ils étaient douze dans la caravane. Ils ne sont que onze.

La fille raconte qu'elle avait compris, juste avant. La personne assise à côté d'elle lui avait alors serré la jambe, très fort, et lui avait murmuré quelque chose qu'elle n'avait pas compris.

La dernière nuit

Laisse-moi entrer

Le jour suivant, certains rentrent chez eux. Les autres restent, avec des fusils. En fin d'après-midi, l'une des filles parties le matin est debout près du feu, de dos. Elle ne bouge pas. Quand quelqu'un s'approche, ses épaules se soulèvent, comme si elle riait sans faire un bruit. Toute la forêt est silencieuse.

Vers 23 heures, l'odeur devient celle du sang cuit et des poils brûlés. On gratte à la porte. Et une voix parle. Elle répète les mots qu'un des garçons a criés plus tôt, mot pour mot, mais sans aucun rythme, comme un animal à qui on aurait appris à parler.

« Laisse-moi entrer, arrête de déconner. » Ce n'est pas une voix humaine.

Au matin, ils partent tous ensemble. Un des garçons avoue plus tard ce qu'il a vu cette nuit-là, en faisant semblant de dormir : la chose était dans la caravane, avec eux. Elle était entrée par la fenêtre de la salle de bains. Et elle les a raccompagnés jusqu'à la maison, avant de regarder l'un d'eux droit dans les yeux et de repartir vers la forêt.

Voir l'original Le récit d'origine (langage très cru) Anansi, 2012 · sur le Creepypasta Wiki
Sources
Voir sur Instagram · @lilyloomis_
Même tiroir

D'autres histoires : creepypastas

Échap pour fermer